L'allaitement maternel

Publié le par La Princesse et le Crapaud

L’allaitement exclusif au sein est recommandé jusqu’à l’âge de six mois. De six mois à deux ans, voire plus, l’allaitement doit être complété par une autre alimentation.

OMS

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande donc l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de 6 mois puis en complément d’une autre alimentation jusqu’aux 2 ans de l’enfant voire plus. Mais pourquoi ?

Le lait maternel apporte tous les nutriments dont votre nouveau-né a besoin pour grandir et se développer en bonne santé : sa composition est adaptée à l’être humain et répond à ses besoins nutritionnels tout au long de la durée de l’allaitement. Mais, l’allaitement maternel apporte aussi une relation très particulièrement entre la mère et son bébé : il répond à son besoin de contact, de réconfort, d’amour. Le sein n’est plus seulement une source nutritionnelle mais aussi une source affective.

En France, environ 70% des nourrissons sont allaités à la naissance mais ce taux diminuent avec l’âge de l’enfant : selon une étude pilotée par l’INVS, ils ne sont plus que 54% à être allaités à un mois de vie, 39% à 3 mois de vie et seulement 25% à 6 mois de vie. À un an, seuls 9 % des enfants recevaient encore du lait maternel.

Ce taux varierait en fonction de l’âge de la mère mais aussi de différents facteurs extérieurs (niveau d’étude, origines sociologiques, suivi des cours de préparation à l’accouchement, consommation de tabac durant la grossesse et complications lors de l’accouchement) Ainsi, letaux d’allaitement serait plus faible pour une jeune mère, ayant un niveau d’étude inférieur ou égal au baccalauréat, ayant fumé pendant la grossesse ou encore dont l’accouchement aurait connu des complications.

L'allaitement maternel

Pratiquement toutes les mères peuvent allaiter, si elles ont des informations précises et le soutien de leur famille comme du système de soins

OMS

J’ai toujours su que je voulais allaiter mes enfants, c’était quelque chose d’évident pour moi que je ne saurais expliquer. Malheureusement, je n’ai pas pu allaiter Princesse et ça reste un grand regret pour moi. Dès la maternité, je n’ai eu aucun conseil ou alors tous contradictoires… «Il faut réveiller bébé toutes les 3h pour lui donner le sein » vs « Si bébé dort, c’est qu’il n’a pas faim, il faut le laisser ! » Aucun conseil sur la position de bébé non plus et donc de belles crevasses, bien douloureuses qui m’ont obligé à utiliser des bouts de sein… A la sortie de la maternité, ça ne s’est pas vraiment arrangé car je n’ai pas trouvé le soutien escompté dans mon entourage ou lors d’un ultime coup de téléphone à une association d’allaitement ? J’ai donc pris la décision d’arrêter, à contre cœur…

Pour Crapaud, mon envie était toujours là et même encore plus qu’auparavant ! Et cette fois, je me suis accrochée. Et puis, tout m’a paru plus naturel : j’ai placé Crapaud au sein tout de suite après sa naissance et ce fut le début de notre aventure lactée. Je n’ai eu que peu de conseils mais peu importe. Malheureusement, après un mois d’allaitement, mon bébé n’a pas pris un gramme et là, l’affaire se complique. Mon médecin me fait confiance, Crapaud est vif et bien éveillé mais si le mois prochain il n’a de nouveau pas grossi, il faudra s’inquiéter. Moi, je suis déjà inquiète !!! J’appelle alors l’association d’allaitement de mon département et obtiens très vite un RDV avec une consultante en lactation : après examen son frein de langue est trop court. Direction donc le service de pédiatrie pour lui couper… Après cela, elle me fixe un RDV tous les 2 jours pour surveiller l’évolution de son poids et me conseille de démarrer l’allaitement mixte n introduisant un complément après chaque tétée : autant dire la fin préparée de mon allaitement ! En parallèle, je vois ma sage-femme spécialisée dans l’allaitement qui m’a été d’un grand soutien et je discute avec mes copinautes des perspectives qui me sont proposées. Il en ressort bien évidemment qu’il vaut mieux donner un complément en remplacement d’une tétée qu’en complément sinon Crapaud n’allait plus se donner la peine de téter sachant que derrière il aurait un biberon. Elle souhaitait également que je tire mon lait en plus des tétées mais euh… je n’ai pas l’intention de passer ma vie entre bébé au sein et tire lait, j’ai une fille à m’occuper aussi ! Voyant que je ne suivais pas à la lettre ses conseils, elle me culpabilise à chaque RDV donc je laisse vite tomber car ça me plombe littéralement le moral. J’introduis tout de même avec beaucoup de difficultés et de disputes avec le papa un biberon le soir. La pesée était devenue un grand moment de stress (ben oui forcément à chaque fois, je me tapais des réflexions avec la consultante), je décide donc de louer un pèse bébé et je le pèse une fois par semaine avec… soulagement car sa courbe de poids décolle enfin !!! Il prendra environ 500 à 600g par mois jusqu’à la diversification.

Alors bien sûr, chaque femme est capable d’allaiter mais si elle n’a pas autour d’elle le soutien dont elle a besoin, l’écoute nécessaire dans ces moments de doutes, l’allaitement peut vite tourner court et c’est bien dommage pour elle mais aussi pour son enfant.

Aujourd’hui, Crapaud (17 mois) est toujours allaité la journée. Je l’ai sevré la nuit il y a environ 2 semaines car j’étais épuisée de ces réveils nocturnes toutes les heures. Le sevrage s’est très bien déroulé, beaucoup plus facilement que je ne l’aurais imaginé : j’étais prête et déterminée. Alors certes, la première nuit n’a pas été évidente mais il a rapidement trouvé son rythme et ne se réveille plus qu’une seule fois pour un biberon et du coup, maman est plus reposée. Pour la journée, je verrais plus tard : la situation me convient, nous convient à tous les 2 donc pourquoi arrêter ?

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